2026 : Les 5 tendances à suivre pour retisser la confiance avec les consommateurs

En 2026, retrouvez un marketing qui permet de mieux remettre l’environnement, l’humain, la cohérence et la transparence au centre grâce à la transversalité et à la co-création, à la pédagogie et à une véritable symbiose entre enjeux sociaux et environnementaux.

D’après le Baromètre de la Consommation Responsable 2025 révélé sur le site de notre partenaire l’ADEME, 81% des Français attendent des preuves concrètes pour croire aux engagements environnementaux et sociaux des marques. Une nouvelle fois, les lauréats et pépites de notre Palmarès 2025 démontrent par des preuves concrètes et chiffrées que la RSE est un véritable catalyseur pour l’innovation et la transition puisqu’allier durabilité et succès économique est réalisable. Le palmarès permet ainsi la mise en avant des 5 tendances Marketing Responsable qui tracent le chemin pour l’année à venir.

🌱 Tendance 1 : Comprendre pour mieux choisir – les scores et certifications comme repères concrets pour le consommateur

Dans un monde où les consommateurs manquent souvent de repères face à la multitude de labels et de discours sur les enjeux de durabilité, le score ou la certification s’imposent comme de véritables leviers pédagogiques. En éclairant et en accompagnant chacun dans ses choix, ils transforment un sujet perçu comme complexe en une démarche plus intuitive et ludique. L’enjeu n’est  pas seulement de rendre le durable désirable, mais surtout de le rendre compréhensible avec des indicateurs, sans tomber dans la simplification excessive ni dans le greenwashing.

Plusieurs initiatives du Palmarès de Réussir Avec un Marketing Responsable favorisent ces décisions éclairées et participent à la démocratisation d’une consommation plus durable.

Par exemple, SloWeAre, pépite 2025, travaille à s’imposer comme un label de confiance pour la mode éco-responsable, évaluant la cohérence globale des marques selon 45 engagements concrets. Ce référentiel holistique apporte transparence et intégrité à un secteur à l’actualité sensible et encore souvent perçu comme opaque.

Dans le secteur des services,Easycash fait quant à elle du partage des connaissances un véritable levier pédagogique pour sensibiliser à l’impact positif de la seconde main. En publiant en open source son livre blanc des émissions évitées et en développant un QR code « passeport produit » affichant, entre autres, l’empreinte carbone évitée, l’enseigne invite chacun à mieux comprendre l’impact environnemental de ses achats. Ici, pas de label autoproclamé mais un travail à partir d’hypothèses conservatrices qui sur-estiment les émissions plutôt que de les sous-estimer.

La Poste mise elle aussi sur la pédagogie avec son score écologique, un outil simple et ludique qui mesure puis guide les clients vers des pratiques de livraison et d’envois  plus responsables.
Pour garantir une robustesse de la démarche, les ACV menées ont été revues par 4 experts indépendants et l’ensemble du dispositif de modélisation a été revu par des experts de l’ADEME et par le WWF.

Les lauréats Qui Toque et Saint Louis Sucre, tous deux acteurs alimentaires, agissent aussi sur cette tendance.  Qui Toque transforme également le score en levier d’apprentissage en appliquant un score carbone à l’ensemble de ses recettes. Fondé sur la base scientifique Agribalyse de l’ADEME, cet outil aide les consommateurs à décrypter l’impact de leur assiette, à orienter leur choix s’ ils le veulent. Il aide également la marque à définir les recettes à retravailler pour un meilleur score. puisqu’un décalage de +5% de vente en moyenne sur les recette les mieux notées entre avril 2024 et juin 2025.

👉En 2026, les outils d’aide à la décision et à l’action, basés sur des données fiables, non dépendantes des marques, idéalement gratuites et en open source, seront un atout stratégique majeur pour rendre les enjeux de durabilité lisibles et guider concrètement les choix des consommateurs.

🌱 Tendance 2 : Insertion et réinsertion – le travail comme levier de transformation sociale

Et si la réinsertion devenait une véritable mesure de la performance économique ? Derrière des univers aussi différents que la biscuiterie, la confiture, la couture ou l’automobile, une même conviction s’impose : redonner du travail, c’est redonner une place. Des marques comme Handi Gaspi, Monoprix x Re-belle, Renault ou Rapid Couture, prouvent qu’il est possible d’allier, impact et inclusion. Toutes partent d’un même constat : dans un système où la production de masse écarte les plus fragiles, l’entreprise doit redevenir un levier de reconstruction sociale. Chez Handi Gaspi (LIEN), 30 personnes en situation de handicap retrouvent confiance en elles en fabriquant des biscuits à partir d’invendus, tandis qu’avec le partenariat Monoprix x Re-belle, plus d’une centaine de femmes en insertion transforment les fruits déclassés en confitures. Pour faciliter le retour à l’emploi, Renault, avec son programme CareMakers, prête des voitures aux futurs salariés durant leur période d’essai avec un différé de remboursement de la location longue durée qui sera confirmé si cette période d’essai est validée. Et Rapid Couture forme de nouveaux artisans (pas moins de 70 en 4 ans) à la réparation textile pour prolonger la vie des vêtements. 

Derrière ces démarches, une même idée : rien ne se perd, ni les matières, ni les talents. Qu’il s’agisse de pain, de tissus, de fruits ou de parcours brisés, chacune de ces initiatives remet en mouvement ce que la société a tendance à jeter. Mais surtout, elles démontrent qu’un emploi retrouvé vaut autant qu’une ressource sauvée, et que la solidarité peut devenir un modèle économique réussit. Ensemble, ils tracent le sillon d’une économie du “ré-emploi humain”, où les marques n’exploitent plus seulement des marchés mais participent à réparer le tissu social. Plus qu’une tendance, c’est une redéfinition du rôle de l’entreprise : créer de la valeur, oui, mais surtout redonner du sens au travail et de la dignité à ceux qui le retrouvent.

👉 En 2026, la performance des entreprises se lira aussi à leur capacité à faire du travail un levier de transition sociale, en intégrant durablement l’insertion et la réinsertion au cœur de leur modèle économique.

🌱 Tendance 3 : L’innovation autrement – coopérer au plus près du terrain pour changer l’échelle

Aujourd’hui, certaines marques ne cherchent plus à innover seules. Elles ne se contentent plus d’afficher simplement un engagement RSE, mais s’incarnent à travers des collaborations tangibles et mesurables, ancrées dans la réalité des territoires. Ainsi, elles identifient des partenaires locaux et co-développent des produits ou services répondant à des enjeux sociétaux précis. 

Les initiatives RESAN et Labeyrie Fine Foods illustrent cette évolution du marketing contemporain, vers un modèle collaboratif et plus responsable. Au-delà d’uniquement vendre un produit, les entreprises créent de la valeur partagée avec leur écosystème.
RESAN, pépite de notre Palmarès cette année,accompagne les agriculteurs dans la transformation de leur production grâce à un modèle industriel  de micro-laiteries innovant et relocalisé: cette dernière est adossée à la ferme afin de réaliser une première transformation du lait en yaourt et créer une valeur aditionnelle pour l’exploitation . L’entreprise permet aux fermes de diversifier leurs activités et de gagner en autonomie, tout en répondant à la demande des consommateurs pour des produits de proximité issus de circuits courts.
L’initiative de Labeyrie Fine Foods illustre aussi avec les marques l’Atelier blini et Blini la co-création avec des micro-acteurs en associant directement les agriculteurs et coopératives à la gouvernance et aux décisions via le fonds collectif Un Pacte Positif. Ensemble, ils travaillent à des filières françaises régénératrices et plus équitables (blé, pois chiche, yaourt à la grecque) et redéfinissent les pratiques agricoles à adopter pour un instant apéritif plus végétal. L’entreprise soutient techniquement les producteurs, partage la valeur et favorise une innovation collective, locale et durable.

👉 En 2026, innover signifiera co-créer avec des partenaires de terrain pour répondre à des enjeux sociaux et environnementaux réels

🌱 Tendance 4 : Le bon en transition: l’alimentation qui se cultive autrement

Initiée en 2024 mais fortement consolidée cette année, cette tendance met en lumière une exigence croissante des consommateurs et producteurs envers l’alimentation: celle du mieux. Mieux produire, en favorisant des pratiques agricoles et industrielles qui respectent la planète, les hommes et le vivant. Mieux manger, en recherchant des aliments de qualité, plus sains, traçables et porteurs de sens. 

Ainsi, la coopérative Vico, pépite cette année mise sur un approvisionnement local de ses pommes de terre (venant de Picardie) et des relations durables avec ses producteurs adhérents, tout en développant des recettes plus simples et plus naturelles (100% du portefeuille est aux arômes naturels, sans: colorant, conservateur, exhausteur de goût, huile de palme), en phase avec les attentes de transparence des consommateurs. A ce jour, 100% des producteurs adhérents de la marque sont certifiés Global gap (Good Agricultural Practices).
Saint Louis Sucre s’inscrit dans cette démarche vertueuse avec le passage à un  approvisionnement 100 % commerce équitable sur l’ensemble de ses sucres de cannes, valorisant une production plus respectueuse des hommes et de l’environnement: une rémunération plus équitable pour les producteurs, une contribution à la transition vers des pratiques agricoles plus résilientes et une mise en oeuvre des plans d’adaptation au changement climatique selon les critères Max Havelaar.

Cette exigence de cohérence se traduit aussi par la montée en puissance du végétal, présentée comme une alternative à la viande. Une évolution que les marques intègrent activement : 

Dans une volonté de normaliser la consommation de produits végétauxet en le rendant, gourmand, local et plus durable, l’offre Céréal Bio séduit une clientèle en quête d’options végétales engagées, notamment grâce à du soja produit en France et son tofu fabriqué également en France. De son côté, Fleury Michon poursuit sa mission d’aider les Français à “mieux manger chaque jour”, tout en réduisant leur impact environnemental, avec sa gamme de tranches végétales pensées pour être accessibles à tous (2,29 € pour 4 tranches vs 3,6€ chez La Vie) , nutritionnellement vertueuse (riche en protéines) et gourmande (4 goûts différents).

👉 En 2026, l’alimentation plus durable, locale et végétale continuera à être une attente essentielle des consommateurs, au-delà d’une simple tendance.

🌱 Tendance 5 : Moins de matière pour plus d’impact: Faire émerger de la valeur où d’autres voient des déchets

Initiée en 2024 mais fortement consolidée cette année, cette tendance met en lumière une exigence croissante des consommateurs et producteurs envers l’alimentation: celle du mieux. Mieux produire, en favorisant des pratiques agricoles et industrielles qui respectent la planète, les hommes et le vivant. Mieux manger, en recherchant des aliments de qualité, plus sains, traçables et porteurs de sens. 

Alors qu’aujourd’hui, chaque ressource compte, les entreprises réinventent leur manière de créer. Moins d’emballages, plus d’intelligence dans la conception ; moins de gaspillage, plus de valeur ajoutée. En donnant une seconde vie aux matières délaissées et en limitant le superflu, elles transforment leurs contraintes en moteur d’innovation. L’enjeu n’est plus seulement de produire, mais de re-produire mieux, en conciliant performance, créativité et responsabilité. Cette démarche commence par le fait de repenser nos packagings. 

Ainsi, Sephora a pu donner une seconde vie à ses supports marketing en les transformant en emballages cadeaux, utilisant ainsi 61 tonnes de matériaux initialement destinés à être jetés. Nestlé-Dessert, grâce au remplacement des suremballages plastique de ses tablettes par des stickers papiers , a permis d’économiser 34 tonnes de plastique. 

Cette tendance s’observe également dans le secteur textile, avec par exemple Rapid Couture qui participe au prolongement de la durée de vie des vêtements, avec un vaste réseau d’ateliers et le développement de formations liées aux métiers de la retouche ; ou encore, La Française_Maille in France propose des vêtements conçus localement et reverse ses chutes de textile à des associations pour la création de vêtements solidaires. 

Il s’agit aussi pour les entreprises d’utiliser les invendus alimentaires pour les transformer en nouveaux produits. La collaboration entre le distributeur Monoprix et l’association d’insertion professionnelle Re-Belle, a permis de sauver plus de 160 000 tonnes de fruits et légumes en les transformant en confitures artisanales.
De même , 120 000 baguettes de pain bio sont sauvées chaque année par la biscuiterie Handi Gaspi, afin de les transformer en biscuits, ce qui a permis de diminuer le gaspillage alimentaire des boulangers partenaires de 15%. 

👉 En 2026, repenser les matières, réduire les déchets et créer de la valeur à partir de ce qui était perdu sera un standard d’innovation responsable.

✨ 2026 : Faire de l’humain, de la cohérence et de la transparence les piliers du marketing responsable

Depuis sa création, Réussir avec un Marketing Responsable œuvre pour faire du marketing un véritable levier de transition durable. En dévoilant les 5 tendances du Marketing Responsable 2026, le collectif poursuit sa mission : inspirer les entreprises et les accompagner vers des pratiques alliant performance économique et réduction d’impact.

En 2026, la question ne sera donc plus pourquoi adopter un marketing responsable, mais comment ce marketing permettra de mieux remettre l’environnement, l’humain, la cohérence et la transparence au centre. Grâce à la transversalité et à la co-création, à la pédagogie et à une véritable symbiose entre enjeux sociaux et environnementaux, les entreprises feront du durable un standard et un moteur de désirabilité, pour bâtir un avenir souhaitable, viable et prospère. 

Par les étudiantes du projet collectif mené avec Sciences Po : Pia de Jarnac, Laura Mauconduit, Sophie Hufnagl, Ambre Tihomiroff-Davis, Lola Lecomte.